Bali et Lombok – À voir et à faire en voyage à vélo

RobinPratique, Sarah & Robin2 Comments

Phi & Ge à vélo

Vous envisagez d’aller faire un tour à Bali à vélo ? Voici mon retour d’expérience avec plusieurs trajets possibles et les meilleures choses à faire ou à voir. Bali est une île fantastique à découvrir à vélo.

 

Je recommande vivement Bali & Lombok pour les cyclotouristes…

  • Les routes sont variées, il y a toujours quelque chose à observer, des gens à saluer. On ne s’ennuie pas !
  • On trouve facilement de l’eau dans les restaurants (il y a un service de grands bidons d’eau = galon), ou dans les nombreux supermarchés Indomaret et Alfamart.
  • On trouve TRÈS facilement à manger, que ce soit dans de “vrais” restaurants dans les villes touristiques, des petits bouis-bouis ou des stands au bord de la route. On peut manger royalement pour 2$.
  • Pour les toilettes, c’est parfois difficile de trouver un coin sauvage sans personne aux alentours, mais pratiquement tous les restaurants ont des toilettes (parfois un trou à l’arrière de la maison) et tous les Alfamart et Indomaret en ont !
  • Les locaux sont toujours bienveillants et encourageant envers les cyclotouristes. Ils apprécient beaucoup le fait qu’on aille à notre rythme pour découvrir leur pays, et pas uniquement dans les cocons touristiques de Kuta ou Ubud.
  • Bali fait aussi du bien au porte monnaie. Même si c’est difficile de poser la tente partout, on trouve toujours un grand lit et petit déjeuner pour moins de 15$ !

Mais quelques difficultés…

  • Les routes sont très pentues et il faudra être sûr d’avoir le groupe adéquat sur son vélo pour pouvoir grimper.
  • Certaines routes sont très fréquentées et certains conducteurs sont imprudents pour dépasser. Il ne faut pas hésiter à s’imposer et se mettre au milieu de la route pour éviter de se faire dépasser n’importe comment !
  • Il fait chaud ! Je portais toujours environ 3L d’eau sur mon vélo que je remplissais presque 2 fois par jour. Attention aussi à l’insolation.
  • On trouve difficilement des endroits où poser la tente. Quand il n’y a pas de maisons ou de forêt, il y a une rizière ou des zones humides. Impossible en tout cas de passer inaperçu. Il faudra de toute façon demander la permission aux locaux quand cela est possible. On ne s’est jamais fait jeter. On a du une seule fois dé-camper car nous avions posé notre tente sous un abri qui en fait avait un caractère religieux. On nous a très aimablement demandé de partir mais on nous a immédiatement aidé à trouver un endroit parfait !

Après avoir passé plus de deux mois sur Java, Bali et Lombok et arpenté de nombreuses routes, voici la carte du trajet que j’ai effectuée avec les points importants. J’ai roulé avec mon frère d’abord à Java, puis avec mes parents à Bali, puis avec Sarah à Bali et Lombok. La carte que j’ai créée regroupe tous les trajets avec points d’intérêts à Java, Bali et Lombok.

1. Banyuwangi à Canggu

GILIMANUK

Camping presque sauvage dans le parc de Gilimanuk

Camping presque sauvage dans le parc de Gilimanuk

Après avoir pris le ferry de Banyuwngi à Gilimanuk, nous avons dormi dans le parc à l’arrivée du ferry. La nuit aura été plutôt tranquille si l’on oublie les annonces du haut parleur du terminal de ferry. Le lendemain matin, nous longeons la route du Nord jusqu’à Bubunan. Bien que ce soit l’unique route du Nord de Bali, elle n’est pas très fréquentée et est plutôt agréable à rouler. La route Sud est l’axe principal qui mène à Denpasar, à éviter donc.

MUNDUK VILLAGE

Munduk

Munduk

A Bubunan, nous bifurquons vers Munduk, un joli petit village célèbre pour ses nombreuses chutes d’eau, les “Munduk Waterfalls“. C’est peut-être la route la plus pentue qu’on ait eue à faire depuis le début du voyage. À Munduk, je pensais être arrivé à surmonter le pire. Un local me dit que je ne vais pas pouvoir monter plus haut. Cela aurait du me mettre la puce à l’oreille…

MUNDUK WATERFALLS

Munduk Waterfalls

Munduk Waterfalls

La suite était encore bien plus raide ! Au niveau des chutes, il n’y avait personne, ni même un véritable parking. Nous laissons les vélos là, sans surveillance et descendons vers les chutes. En à peine 10 minutes, nous atteignons les chutes d’eau et nous y baignons. L’endroit est magnifique et vaut clairement le détour (et les montées éreintantes). Il y a aussi un petit restaurant pour se requinquer.

Le reste de la montée devient beaucoup plus simple, grâce à la petite baignade improvisée. 1400m d’altitude, ça y est, on domine les environs et le lac de Tambingan. La route ressemble étrangement à une petite route de col suisse sur la crête. On croise des marchands d’orange, délicieuses ainsi que de nombreuses attractions pour touristes où l’on peut faire des photos sur d’immenses balançoires avec la vue sur le deuxième lac, le lac Buyan.

LES SINGES CHAPARDEURS DE MONKEY STREET

Au croisement des routes de Wana Giri, c’est le lieu parfait pour se requinquer avec des fruits ou un bakso, mais attention aux singes ! La route qui descend vers le pied du lac s’appelle monkey street, et c’est peut-être l’endroit de l’île où les singes sont les plus nombreux et les plus chapardeurs ! Si par mégarde, vous vous éloignez de vos affaires, en quelques secondes, un raid organisé de singes vous subtilisera votre nourriture ! Les singes savent même comment fonctionnent les poches à scratch ou les fermetures éclairs.

LE BORD DU LAC DE BUYAN

Temple dans l'eau au bord du lac de Buyan

Temple dans l’eau au bord du lac de Buyan

Camping de Buyan

Camping de Buyan

Après la dure journée à vélo, quel bonheur d’observer le coucher au bord du lac, la tente posée dans un des nouveaux petits campings qui bordent le lac Buyan. Tout au bout de la route, il y a même un camping gratuit. Pour 20K R/pers, nous décidons d’aller dans un camping avec un bloc de toilettes, douches et un abris pour poser la tente en cas de pluie. Il y a même un petit café à deux pas où il est possible de demander quelque chose à manger.

Le lendemain matin, nous allons voir Made à son petit warung. Il n’y a qu’une table, et on se sent comme des rois ! Jus de fruits frais et nasi pecel sont de la partie.

Avec Made

Avec Made

LE TEMPLE SUR L’EAU DU LAC BRATAN – BETUGUL

Temple de Betugul

Temple de Betugul

Il est temps d’aller au dernier des lacs, le Bratan ! A Betugul se trouve un temple très fameux et prisé par les touristes. N’étant ni un fan absolu des temples ni des masses de touristes, nous décidons de « passer par la petite porte ». Il y a une ancienne station balnéaire abandonné à côté du temple qu’il est possible de traverser à vélo avec un peu d’audace. On arrive juste à coté du temple, avec même la possibilité d’y rentrer. La zone est en chantier et je suis presque sûr que cette brèche sera comblée dans les prochains mois. (Si vous essayez, merci de m’envoyer des updates sur la situation !). A Betugul, on peut aussi acheter des fraises (plutôt bonnes) et des mangustines, qui sont relativement chères en comparaison avec celles qu’on trouvait sur Java (40 KIDR/kg sur Bali contre 20KIDR/kg sur Java). Oui, les mangustines sont des fruits de luxe, mais le goût est tellement dingue…

LA DESCENTE ET JATILUWIH

Terrasses de Jatiluwih

Terrasses de Jatiluwih

Après avoir profité du plateau et des 3 lacs, il est temps de redescendre vers le Sud de l’île. Deux choix : la route principale, rapide et directe vers Denpasar, ou une route de campagne, en montagne russe, mais qui passe par un des endroits les plus beaux de l’île : les terrasses de rizières de Jatiluwih, patrimoine de l’Unesco oui oui !
Vous l’aurez compris, le deuxième choix est plus fatiguant mais vaut largement les montées et descentes incessantes. La route est magnifique, traversant des petits villages, des zones boisées et les premières rizières. Et d’un coup, vous avez LA vue, deux versants complètement aménagés de terrasses. Des petits chemins permettent de se promener à travers. Quand vous rencontrerez tous les restaurants et mini bus de touristes, pas de doute, vous saurez que vous êtes arrivés !

TANAH LOT

Tanah Lot

Tanah Lot

 

Oui, le fameux temple. Il faut aimer le tourisme de masse encore une fois. Je crois que nous avons eu de la chance car le temple n’était pas du tout bondé comme on l’imaginait. A vélo, c’est très facilement accessible et toujours en descente quand on vient de Jatiluwih !

BATU BALONG ET CANGGU

Kuta n’est pas fait pour vous ? Je comprends, pour moi non plus. Une deuxième zone se développe en périphérie : Canggu. Au milieu de la campagne émerge de nombreux restaurants et clubs de surf à côté de la très jolie plage de Batu Palong. La route n’est pas du tout agréable par contre, car elle est assez étroite et bondée aux heures de pointes. C’est le passage obligé pour la plage. Nous avons posé les vélos à deux très jolies guesthouses un peu reculée dans les terres : Ryan Bagus Guesthouse et Cempaka Mas Guesthouse.

(Si vous réservez sur booking.com, vous pouvez passer par ce lien et bénéficier de 15$ de réduction !)

CANGGU – KUTA – AEROPORT

Il est grand temps de quitter ce havre de paix et c’est avec joie très dissimulée qu’on retrouve une route infernale, étroite et avec beaucoup de circulation – pour rejoindre Seminyak, Kuta ou l’aéroport. Malheureusement, c’est la seule option ! Il faut donc serrer les dents et se faire dépasser à quelques centimètres par voitures, camions et surtout scooters de “bule” (à prononcer boulet), soit des surfeurs blancs qui rentrent de leurs meilleurs spots. Je crois que ce sont les pires à scooter…

En passant à Kuta, on tombe sur le pire du tourisme de masse mais évidemment quelques restaurants et cafés sympathiques. La plage de Kuta est une très jolie plage allongée sur plusieurs kilomètres où on peut prendre des cours de surf.

On trouve beaucoup de petits hôtels et auberges vers Kuta. Nos coups de coeur ont été Celebbest pour ses pancakes à volonté et l’ambiance backpackers assez agréable et City Garden Bali pour sa cour, sa tranquillité et la possibilité de poser les vélos juste devant la chambre.

L’aéroport quand nous y étions était un peu en travaux et on nous a refusé l’accès aux barrières… Je ne crois pas que le garde ait compris qu’on allait prendre l’avion avec les vélos. Quoi qu’il en soit, on a dû respecter les ordres farfelus et faire le tour, passer sous une barrière après avoir passé encore quelques longues minutes à convaincre deux ou trois types de nous laisser passer. Vous l’aurez compris, ce n’est pas très commun de prendre l’avion avec les vélos et encore moins commun d’arriver à vélo à l’aéroport.

Aéroport de Bali, les vélos sont prêts pour prendre l'avion

Aéroport de Bali, les vélos sont prêts pour prendre l’avion

2. Seminyak à Mt. Batur

SEMINYAK – UBUD

Au Nord-Est de Denpasar, on retrouve la nature

Au Nord-Est de Denpasar, on retrouve la nature

Depuis Seminyak, il est possible de trouver parfois des routes secondaires pour éviter le trafic. Route chargée et route scénique. Plusieurs options sont possibles pour quitter la ville :

  • Passer au Nord de Denpasar par Seminyak puis prendre la direction d’Ubud – Quelques routes chargées à prendre mais on se retrouve vite dans la campagne.
  • Passer à travers Denpasar – Beaucoup de ville, de trafic mais assez rapide pour quitter la ville.
  • Longer la cote Est en passant par Sanur et suivre la grande route – Très rapide mais pas très intéressant. On se retrouve vite vers Ubud cependant.

TEGENUNGAN

Tegenungan

Tegenungan

Quand on longe le plus à l’Est vers Ubud, on passe aux chutes de Tegenungan. Ces chutes ont la particularité de se situer près d’un village, et sont très facilement accessibles contrairement aux autres chutes célèbres de Bali. L’accès se fait à pied en 10 minutes et on peut s’y baigner.

UBUD

Après s’être rafraichis dans les chutes de Tegenungan, la route vers Ubud devient très belle et la route est très peu chargée.

Vue sur le Mt Agung

Vue sur le Mt Agung

Quand on s’approche d’Ubud, impossible cependant d’échapper à la circulation… Toutes les routes qui mènent à la ville sont constamment bouchonnées, il faut simplement prendre son mal en patience. Et essayer d’arrêter de respirer quand on reste derrière les pots d’échappement non filtrés des voitures et scooters.

Ubud est vraiment une ville coup de coeur, d’un point de vue culinaire en tout cas. Il y en a pour tous les goûts, mais surtout pour les vegan, gluten-free, healthy food à gogo. Un petit tour sur Tripadvisor permettra de tirer son épingle du jeu et pour les plus joueurs, une petite balade sympathique dans les rues du centre suffira pour tomber sur la perle.

Quand vous en aurez marre d’arpenter les rues sans but, il est possible de s’extirper très facilement de la ville en allant marcher sur la colline Campuhan Ridge Walk. Une petite marche de quelques kilomètres pour prendre l’air et avoir de nouveau suffisamment faim pour affronter le burger délicieux du Watercress Cafe

Je conseille aussi le spectacle de danses balinaises du temple de l’eau (et ça ne dure qu’1h, au cas ou vous n’entrez pas dans la transe).

Danses balinaises

Danses balinaises

En ce qui concerne les guesthouses, on trouve les logements les moins chers de l’île, et il y en a à profusion ! À vélo, cela ne sert pas à grand chose de réserver, surtout qu’on n’obtient pas forcément le meilleur prix sur booking. Sur place, on peut voir s’il y a de la place pour accueillir les vélos en sécurité (pas évident parfois dans cette ville aux rues un peu étroites).

TEGELLALANG

Tegellalang

Tegellalang

Après avoir passé plusieurs jours à Ubud, il est temps de reprendre la route. Vers le Nord, il faut viser Tegellalang. Il est possible de trouver une ou deux alternatives mais il n’y a bien qu’une seule route qui mène droit sur le Nord. Bon…le lieu en lui même est joli sans être d’un intérêt suffisant pour justifier arrêt de plusieurs heures. Une petite photo, le temps de se ressourcer en eau et éviter de se faire harceler gentiment par les vendeurs sur le bord de la route et c’est reparti vers le Nord.

LA MONTÉE VERS LE MONT BATUR

Vue sur le Mt Batur et sur la Bintang

Vue sur le Mt Batur et sur la Bintang

Enfin une montée agréable en Indonésie ! Je pensais que les concepteurs de routes n’étaient intéressés que par des montées de plus de 20% ! Enfin une route qui ne fait pas souffrir les chaînes des vélos. Au Nord des terrasses de Tegelallang, le tourisme de masse à disparu. Il n’y a presque plus de voitures. La montée est presque agréable (au défaut prêt qu’il faille monter…).

MT BATUR : LA (PETITE) DÉSILLUSION

au fond du cratère, vue sur Batur

au fond du cratère, vue sur Batur

La vue du haut du col vaut le coup. Une petite bière au restaurant panoramique et c’est reparti pour une descente beaucoup plus verticale que la montée dans la cuvette. Oui, parce qu’en fait, le Mt Batur se situe dans la cuvette d’un ancien volcan. En gros, c’est un volcan dans un volcan, vous me suivez ?

On pensait pouvoir monter à pieds vers le sommet en autonomie mais un guide local nous a dit que c’était strictement interdit d’y aller sans guide. Mafia locale ou véritable loi ? On ne le saura jamais mais après quelques recherches, ceux qui se sont aventurés seuls se sont fait bloquer par les guides, et de manière parfois violente… Pourtant le chemin a l’air plus qu’accessible et facile. Ne voulant pas avoir un guide dans les pattes ni débourser les 40$ pour la montée, nous abandonnons l’idée. Nous nous réfugions aux bains thermaux où nous avons pu y poser la tente pour 100KR, après quelques négociations avec le boss des lieux car normalement, il est possible d’utiliser les tentes sur place pour 250KR. L’entrée des bains est aussi payante (150KR par personne).

3. Ubud – Amed – Lovina – Retour vers Denpasar en passant par les lacs

UBUD – AMED 

Au Nord d’Ubud, après avoir dépassé les terrasses de Tegelallang, on quitte l’autoroute à touristes. Les routes sont aussi belles que difficiles, car il s’agit maintenant d’aller vers l’Est, et donc de traverser les langues d’anciennes laves du Batur. Les montées et descentes sont très pentues, et seule une petite vitesse adaptée permettra de les vaincre. Sinon il faudra poser le pied à terre. Ou forcer comme un dingue pour les gens comme moi, en trike !

DÉGUSTATION DE CAFÉ AVEC NYOMAN

dégustation de cafés

Dégustation de cafés

Au beau milieu de la forêt, je me suis arrêté par hasard devant un établissement qui propose des dégustations de café, en particulier du célèbre café Luwak. Le luwak est un petit animal. En gros, les locaux les forcent à bouffer des graines de café et récupèrent leurs excréments pour en faire du café. Ce café est relativement cher ! Dans cet établissement, on vous propose une dégustation de café + le café Luwak pour 50KR. Nous nous sommes fait accueillir par Nyoman, qui parle très bien anglais. Nous avons apprécié sa grande hospitalité et sa joie de vivre contagieuse. (Nous n’avons pas goûté le café Luwak, question de principes…)

AMED

Entre le Mt Agung et les collines

Entre le Mt Agung et les collines

La route de Amlappura jusqu’à Amed est l’une des plus belles. Coincés entre le Mt Agung à gauche et les petites montagnes à droite, la descente reste un souvenir mémorable. Bonjour Amed et de nouveaux les touristes. Mais qui dit touristes dit aussi bons restaurants et cafés à prix accessibles, bien que 3 fois au dessus de ce qu’on peut trouver sur la route. Au bout d’un moment, ça fait toujours du bien de manger une bonne pizza ou un sandwich pour changer du riz ou des nouilles…

LOVINA

Mt Agung

Mt Agung

La route est de nouveau chargée plus l’on se rapproche de Lovina. Et pas très intéressante si ce n’est une vue imprenable sur le Mt Agung en quittant Amed.

À Lovina, on vous propose d’aller “observer” les dauphins. Je ne l’ai pas fait car j’ai lu que l’observation des dauphins ressemble à une véritable chasse ! Imaginez-vous une cinquantaine de bateaux fonçant sur les pauvres dauphins à chaque fois que l’un d’eux montre son aileron au dessus de l’eau…

Je me suis contenté de la baignade agréable et de flemmarder au bord de l’eau. Très bonne activité après une dure journée de vélo sous le soleil.

Nous sommes restés à l’écart de Lovina à une petite plage entre Singaraja et Lovina. Le Warung Putu propose des poissons délectables suivant la pêche du jour. Les hôtels du coin sont assez abordables (vers les 11$ pour une chambre).

GIT GIT WATERFALLS

Après avoir pataugé avec les dauphins (ou pas), il est temps de se faire un col. Pour rentrer à Denpasar, il n’y a pas quinze choix, il faut prendre la route de Singaraja à Betugul. La circulation est étrangement très faible, je ne vais pas m’en plaindre. La pente est agréable à vélo contrairement au chemin des Munduk Waterfalls.

Vers les 3/4 du col, on tombe sur un petit parking et un chemin qui mène à plusieurs chutes. Nous avons choisi les Twin Waterfalls Campuhan. Après avoir soigneusement évité de payer pour un guide inutile (ils ne m’ont pas pressés pour prendre leurs services car j’ai eu le temps de faire copain-copain avec eux), nous descendons et payons l’entrée de seulement 20KR par personne. En bas, on peut se baigner et apprécier la fraîcheur de l’eau.

RETOUR SUR L’OPTION 1

Une fois en haut du col, on retrouve la route 1/ décrite plus haut. Je vous laisse regarder.

4. Boucle Amed – Amlappura – Padang Bai

SNORKELING À LIPAH

Arrivée à Lipah

Arrivée à Lipah

Ok… Depuis Amed, vous avez le choix d’aller vers Lovina, ou de longer la cote le plus à l’Est. Après seulement 7km, vous allez arriver sur Lipah, un petit village méconnu et souvent confondu pour Amed. C’est pourtant l’une des plus belles plages avec la possibilité de faire du snorkeling depuis le rivage ! Les loueurs de masques et palmes ne manquent pas et les prix ne sont pas excessifs après quelques négociations (50KR pour les deux sets). Les palmes ne sont même pas indispensables car les coraux sont vraiment proches du bord.

LONGER LA COTE DE AMED À AMLAPPURA

La cote de Amed vers Amlappura vaut l'effort

La cote de Amed vers Amlappura vaut l’effort

Il faut aimer les montagnes russes car c’est une des parties les plus difficiles de Bali ! Même si l’altitude ne dépasse pas les 150m. Ce n’est qu’une 30aine de kilomètres mais il faut presque la journée pour les affronter.

WATER PALACE

Nous avons dormi sur le parking du water palace. J’imagine que le palais vaut le coup (ou le coût ?), le parking en tout cas, est très appréciable pour poser la tente.

PADANG BAI

Padang Bai est le terminal de ferry qui permet de rejoindre Lombok avec son véhicule favori (le vélo évidemment). C’est beaucoup moins cher que les speedboats et c’est une expérience que l’on partage avec les locaux, pour le meilleur comme pour le pire !

5. Lombok

PADANG BAI – LEMBAR

Le ferry de Padang Bai

Le ferry de Padang Bai

Le ferry prend 5h pour la traversée. Mais le ferry prend parfois 5h à partir aussi… Les horaires sont de jolies décorations qui n’ont pas l’air d’avoir de signification réelle. Il faut se fier à la place restante dans le ferry. Quand les camions surchargés auront rempli le dernier centimètre restant. En haut, il y a une salle climatisée. Enfin…suivant le ferry car à l’aller seulement, c’était le cas. Au retour, nous avons eu mal au coeur à cause de l’odeur de fioul et de la houle. Il vaut mieux penser à faire des provisions avant le départ, mais c’est toujours possible d’acheter des trucs sur le bateau au départ (en prenant en compte la taxe bateau + tête-de-touriste).

LEMBAR

On est arrivé bien tard à Lembar et nous n’avons trouvé qu’une seule guesthouse : la Tidar Home Stay. Ça ressemble à un établissement qui a passé son temps. Tout est décrépi et assez sale. Le petit déjeuner n’est pas bon et il a fallu le réclamer 4 fois. Il ne faut pas s’attendre à mieux pour 100KR la nuit. Nous nous sommes baladés le soir près du terminal, il y avait plein de petit stands pour manger pas cher et bien !

KUTA LOMBOK

Sarah vient à bout d'une montée infernale

Sarah vient à bout d’une montée infernale

De retour avec les grosses montées entre Lembar et Kuta Lombok. C’était bien sur possible de prendre une grosse route mais il existe plusieurs petites routes au Sud de Lembar qui permettent d’apprécier la différence culturelle entre Bali et Lombok.

Le chemin vers Kuta Lombok

Le chemin vers Kuta Lombok

Nous avons clairement changé d’environnement et nous arrivons dans des villages où n’existe pas ou très peu ! En pleine période de ramadan, le changement a été encore plus brutal car nous n’avons trouvé aucun restaurant. À Kuta Lombok, on retrouve le tourisme de masse, mais avec une sympathique ambiance de grand village de bord de mer. On peut louer un scooter pour 40KR la journée et longer la cote.

PANTAI AAN

La plus belle plage carte postale ! Eau turquoise, sable blanc. La route est bien défoncée, on est bien content d’avoir pris le scooter de location pour y accéder.

KUTA – MATARAM, L’INTÉRIEUR DES TERRES

Les routes de Lombok sont vraiment sympa à rouler et on trouve toujours plusieurs alternatives. Il n’y a qu’en se rapprochant de Mataram qu’on retrouve un trafic un peu plus fou. Si vous regardez la carte, vous verrez qu’on a manqué une grande partie de Lombok, entre autres, la partie du volcan à l’Est. C’est uniquement par marque de temps et c’était prévu à l’origine.

SENGGIGI

Heu…la route qui longe la cote est monstrueusement belle mais alors que dire de Senggigi ? On ne comprend toujours pas pourquoi il y a tant d’hôtels, restaurants (vides) ? On a trouvé un joli hôtel pas trop cher. Mais pas trop de good vibes dans cette ville bizarre contrairement à Kuta Lombok !

Conclusion

Bali et Lombok sont des petits paradis qui sont absolument incroyables à découvrir à vélo. On peut facilement trouver de quoi manger, de l’eau et une auberge pour dormir à moindre coût. Pas besoin donc de s’encombrer d’un réchaud et de tous les ustensiles de cuisine. La tente peut être utile mais en planifiant un minimum, on peut toujours troquer la tente contre une guesthouse. Les routes ne sont pas toujours faciles avec la circulation mais on trouve toujours de belles alternatives après quelques kilomètres moins agréables. Je recommande donc vivement ces îles, même pour les cyclotouristes néophytes qui n’ont pas peur du trafic un peu chaotique dans les régions urbaines.

2 Comments on “Bali et Lombok – À voir et à faire en voyage à vélo”

  1. Le plus beau des albums photos d’un voyage inoubliable que j’ai pu vivre avec toi Robin
    Merci c’est un cadeau
    Je n’oublierai jamais ce partage d’aventure !

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